Crédits photos : Guillaume Bonnaud

A vingt ans,

Michel Théron quitte le Minervois, là où sont ses racines. Il pensait ne faire qu’une escale à Bordeaux. C’était compter sans deux rencontres du genre qui rebattent les cartes : avec Stéphanie Destruhaut tout d’abord…et puis avec le Médoc.

Connu pour le prestige de ses châteaux classés, le Médoc c’est en fait surtout l’un des bouts du monde, entre bois, estuaire, océan et graves profondes dans lesquelles plongent les vignes.

Après l’avoir happé, la presqu’île médocaine a tranquillement fait son œuvre. Très vite, Michel prend conscience et s’éloigne du modèle dominant agro-industriel, qui a montré les risques pour la nature (le vivant en général) mais aussi les conséquences sur le goût des aliments sans toutefois être capable de nourrir de façon durable plus de monde.

Pour ces raisons, notamment le goût qu’il aime tant dans l’assiette comme dans le verre, il croit en une agriculture paysanne qui respecte le vivant, les gens qui le cultivent et les consommateurs.